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Pour aider les industriels à limiter le gaspillage de matières premières, Valomat met en place la revente de matériaux entre industriels. Emilie Sallé cofondatrice est venue me parler de ce concept aussi innovant qu’engagé.

1. Quel est le concept de votre Startup ?

Valomat crée le circuit du réemploi pour les matériaux industriels, en commençant par les métaux dans l’aéronautique. À la suite d’annulations de commande ou de minimums de commande, des stocks de matières premières sans besoin se forment, ce sont les « stocks dormants ». Nous allons les recenser (traçabilité, dimensions, caractéristiques, …). On s’occupe ensuite de publier en ligne ces métaux. De l’autre côté de la plateforme des industriels intéressés, peuvent ainsi les racheter.

Simon Bastide et Emilie Sallé, cofondateurs de Valomat

2.Comment avez-vous eu l’idée de Valomat ?

Pendant nos études, et nos premières expériences professionnelles, nous avons eu l’occasion de travailler dans des usines, nous y voyions des matières premières déjà extraites et prêtes à l’emploi qui dormaient. Ces matériaux ont pourtant de la valeur et pourraient intéresser un confrère industriel. Il manque juste un moyen de faire circuler l’information entre les industriels avec le niveau de traçabilité, de qualité et les mises à jour nécessaires. C’est ce que l’on essaie de faire avec Valomat.

3.Quelle est la signification du nom de votre entreprise?

Valomat signifie « valorisation des matériaux ». Ce nom est venu assez naturellement et comme il plaisait à nos clients on l’a gardé !

4.Comment cela fonctionne ?

Pour les industriels qui ont du stock à vendre : il faut contacter une personne de l’équipe. En fonction des informations qui sont déjà disponibles, nous l’aidons à créer le fichier des stocks à vendre. Nous pouvons même aller sur site mesurer les pièces si besoin.

Pour les industriels qui souhaitent se fournir via Valomat : nous envoyons tous les 15 jours un catalogue actualisé des matières disponibles. Nous les accompagnons tout au long de la transaction.

Notre modèle d’affaires est pensé pour aligner nos intérêts avec ceux des industriels : mettre des stocks en vente ou consulter le catalogue est gratuit, nous facturons une commission seulement en cas de transaction.

5.Avez-vous eu des difficultés pour fonder votre startup ?

Ce n’est pas le côté financier qui nous a bloqué puisque nous avions seulement besoin d’un téléphone, d’un fichier Excel et d’un annuaire pour commencer. Pour trouver des contacts industriels, ça été un peu plus difficile mais on a reçu dès le début le soutien d’Opeo (cabinet de conseil dans l’industrie). On a également eu la chance de travailler rapidement avec des fleurons de l’industrie française, ce qui a rassuré nos potentiels clients.

6.Si oui, comment avez-vous surmonté ces dernières ?

On a passé beaucoup de temps au téléphone, il n’y a pas de secret (rire).

7.Avez-vous été inspiré par d’autres entreprises ou entrepreneurs ? Ce qui vous a poussé à devenir entrepreneur ?

Simon et moi avons eu plusieurs expériences en startups et associations avant de nous lancer. Personnellement j’écoute souvent des podcasts. Mes favoris sont « Vécus » de Ticket 4 change, « Le gratin » de Pauline Laigneau et « Génération XX » de Siham Jibril.

8.Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné ?

Ce serait d’apprendre à choisir ses conseillers ! Parce que tout le monde a son avis sur les startups et que le temps d’un entrepreneur est sa ressource la plus précieuse. Ecoutez les personnes qui sont passées par les situations que vous essayez de résoudre. Quitte à solliciter des entrepreneurs très expérimentés, si la demande est ciblée ils trouveront les quelques minutes pour vous aider. Par exemple nous avons sollicité Mathilde Collin (Front), Alexandre Paepegaey (Privatiser), Christophe Pasquier (Slite) ….

Apprendre à prioriser c’est également très important pour une startup. Chez Valomat, nous nous appuyons sur la méthode OKR.

9.Quels sont vos prochains challenges ?  

A horizon 3 mois, nous sommes en train de refaire nos contrats et de créer un algorithme de calcul des prix. Plusieurs personnes rejoignent aussi l’équipe donc on va prendre le temps de les intégrer pour qu’elles s’épanouissent.

A horizon 6 mois, on mène une levée de fonds et nous travaillons à un partenariat stratégique avec des professionnels du secteur.

A horizon 9 mois, nous voulons identifier et lancer un relai de croissance : allons-nous garder les métaux s’internationaliser ? Ou travailler avec d’autres matériaux comme le plastique, les composites ? Une troisième option serait de rester sur le marché français mais en s’intéressant au naval ou au ferroviaire par exemple.

10. Souhaitez-vous recruter dans les prochains mois ?

Oui, en effet, nous sommes en pleine levée de fonds pour accélérer sur les recrutements. Nous avons aujourd’hui trois postes ouverts : un poste en data, un en business developer et un en chef de projet développement durable.

Les offres évoluent rapidement donc le meilleur moyen c’est d’aller sur notre site carrière où elles sont actualisées : https://valomat-sas.welcomekit.co

11. Où voyez-vous Valomat dans 1 ou 2 ans ?

Dans 1 ou 2 ans, notre ambition est d’être capable de trouver la meilleure utilisation pour chaque matière première industrielle qu’on nous confiera. Même si cela signifie transformer une aile d’avion en table !

La société dans son ensemble a encore de nombreuses pistes à explorer pour optimiser la consommation en ressources naturelles, nous espérons que Valomat sera une de ces pistes.

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